Lundi 28 juillet
Embranchement 26/F125 - Landmannalaugar
45 km

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Super beau temps ce matin. Il n'y a aucun bruit. Tout est calme.

Au départ le vent souffle modérément et toujours de face.
Assez vite le vent va fraîchir , une pluie fine puis soutenue s'installe. Le froid se fait sentir, j'enfile mon pantalon et ma veste GoreTex que je ne quiterai plus jusqu'à Landmannalaugar.
Certaines montées sont impossible à faire en roulant. La route est très casse-pattes. Mais quel paysage sublime. Il est dommage que je n'ai pu prendre des photos à cause de la pluie.

Des bus et 4x4 me dépassent dont les occupants me dévisagent.

Je fais la connaissance avec mes premiers gués; peu profond il est vrai mais succéssifs qui m'obligent à me déchausser et rechausser plusieurs fois, exercice banal mais couplé avec la fatigue devient pénible.

Je suis rincé. Mais qu'est ce que je fiche là ? Si le temps ne change pas je fais demi-tour. Le principe n'est pas de visiter un pays la tête sous un capuchon !

Arrivé au Landmannalaugar une dernière épreuve m'attend. Il faut franchir un dernier gué sur un petit pont pour piétons qui n'est accessible que par un minuscule chemin de randonnée sur une vingtaine de mètres. Enlever les sacoches, les transporter deux par deux, ensuite la tente et le sac boudin et pour finir le vélo.

Il pleut toujours.

Il y a un monde fou dans les locaux du camping. Les gens vont et viennent. Certains mangent au chaud dans les toilettes, des affaires sont suspendues un peu partout et surtout prés des radiateurs.

Pour la tente j'ai le choix, soit les marécages, soit la caillasse. Je trouve un compromis.

Je suis frigorifié. Je ne sens plus mes doigts et mes chaussures de cycliste sont trempées. Une fois la tente montée je m'y colle à l'intérieure mets ma grosse laine polaire et me calfeutre sous mon duvet.
Passé un moment je sors, sous la pluie, chercher de l'eau et me fais cuire, sous ma tente, des pattes dont je boirai l'eau de cuisson comme un bouillon.