lundi 9 juillet
Turquie: Istanbul - Usküdar - Omerli
52,64 km

BILD5492
BILD5492
BILD5493
BILD5493
BILD5494
BILD5494
BILD5495
BILD5495
BILD5496
BILD5496
BILD5497
BILD5497
BILD5498
BILD5498
BILD5499
BILD5499
BILD5501
BILD5501
BILD5502
BILD5502
BILD5503
BILD5503
BILD5504
BILD5504
BILD5505
BILD5505

Levé à 5h. Je m’extirpe de la guesthouse encore endormie
 Avant de prendre le bateau pour l’Asie (ça fait bien ;o) ) je fais le plein de brioches et de pains aux sésames fourrés au chocolat.

 Pour à peine 1€ je navigue sur le Bosphore en direction de la rive asiatique.
A Uskudar la sortie de ville est assez rock’n roll. Trafique d’enfer, embouteillage et chaleur. D’ailleurs je me goure et bifurque sur une bretelle d’autoroute. Obligé de rebrousser chemin à pied et à contre-sens de la circulation.

 Maintenant la ville et sa banlieue sont bien derrière moi, mais la route est chargée, principalement de camions. Je m’échappe de cet axe par une petite route bucolique. Je passe un village où je fais mes courses en prévision de la soirée. Comme rien n’est indiqué je m’engage sur une route paisible. Je croise un, puis deux, puis trois camions et puis…c’est l’enfer il y en a partout. Juste avant d’arriver sur un énorme chantier un des conducteurs me fait comprendre que je ne suis pas vraiment à ma place.

Faute de mieux je m’arrête pour déjeuner sur une aire de repos immonde et jonchée de détritus. Un turque vient me voir pour « causer » cinq minutes, puis avec un grand sac, commence à nettoyer l’aire de pique-nique.

Je ne suis pas très pressé et un peu fatigué. Je me dirige vers une sorte de restaurant-boutique-aire de jeux au bord de la route.
A mon arrivée, un homme jeune sort et me jette un « hello ! » fort sympathique. Je lui demande l’autorisation de planter ma tente dans un coin. Il me désigne un grand arbre au fond du parc et m’indique l’emplacement des toilettes et du point d’eau. Il me sert deux thés accompagnés de baklavas et refuse que je lui paye quoi, que ce soit. Je fais la connaissance de la famille dont le père, ancien lutteur, viendra me voir le soir pour me donner sa carte de visite en me faisant bien comprendre que je peux l’appeler de n’importe où si j’ai un problème durant mon voyage en Turquie.

 L’accueil turc vaut bien sa réputation.

Je me couche et commence à m’assoupir lorsque plusieurs appels m’extirpent de mon sac de couchage. C’est un turc en « marcel », la clope au bec qui semble vouloir tailler une bavette. Il m’invite à prendre un çaï, je m’en sors en lui faisant comprendre que je suis fatigué par ma journée de vélo, alors il jette sa clope, tourne les talons et s’en va sans un mot.